Economie politique



Note de lecture

Un ouvrage collectif à plusieurs voix (15) de 12 pays différents (principalement européens), et de disciplines scientifiques différentes. 

Les symptômes actuels de la régression : désir d’une dé-globalisation anarchique et unilatérale, consolidation des mouvements identitaires ;propagation du racisme, montée en puissance des démagogues autoritaires, ...



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« La grande Régression se déploie à un moment donné (années 1980) d’une longue histoire qui oppose la pulsion dominatrice du capital à la résistance des autres acteurs de la société : le moment où toutes les digues qui contenaient le pouvoir de l’argent se sont affaissées. Jusqu’alors, le capitalisme avait dû s’adapter aux résistances de la société ; désormais, c’est la société qui doit s’adapter aux exigences des gestionnaires de capitaux. Cette inversion du rapport dialectique entre capitalisme et société est l’essence de la Grande Régression ».« Il s’agit d’un processus politique organisé et non d’une fatalité historique indépendante des gouvernements".



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Ce livre rassemble trois conférences données par Dewey dans les années 1930 et une présentation de l’auteur et de ses travaux écrite par le philosophe français Guillaume Garreta.



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Pour l’écopyschologie, les racines de la crise écologique sont liées à un système de représentation de la nature et de l’être humain, couplé à un mode de connaissance. On ne pourra résoudre en profondeur la crise écologique que par une mise en question de ce système, donc un changement de paradigmeL’ ecopsychologie est plus que la création d’une nouvelle discipline, c’est un projet plus large de changement de société pour l’émergence d’une société au service de la vie .



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Noami Klein croit au « pouvoir révolutionnaire du changement climatique ». Elle voit des signes avant-coureurs dans les mobilisations radicales contre l’extractivisme et les grands projets d’infrastructure, qui se multiplient aux quatre coins du globe. Le fait que les peuples indigènes jouent souvent un rôle clé dans ces mobilisations est pour Klein une source d’espoir, car ces communautés ont de leur rapport à la nature une vision autre que celle de la domination et du contrôle absolu, typiques, selon elle, de la culture occidentale depuis les Lumières.



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L’objectif de l’ouvrage est de montrer que le projet d’émanciper le travail est réalisable, c’est-à-dire qu’il est possible « d’exproprier ceux qui nous imposent leur pratique de travail, si désastreuse, (..) de sortir du statut de victime, de nous poser en candidats à la succession de la bourgeoisie dans la maîtrise de l’économie » . La voie proposée pour réaliser ce projet est nouvelle et inattendue : il nous faut remettre en avant les victoires de la classe ouvrière en matière de Sécurité sociale, de statut de la fonction publique, de la qualification dans les conventions collectives, « ces institutions que les réformateurs ont entrepris de détricoter depuis trente ans ». Il nous faut nous organiser pour construire la classe du salariat, « non pas défendre les institutions du salaire – ce qui est le début de la défaite, mais pour les généraliser dans le salaire à vie.



Note de lecture

Au carrefour de la philosophie, de la psychologie, des neurosciences, de l’économie, de l’écologie, ce livre est le résultat d’un travail de recherche de cinq ans qui a amené Mathieu Ricard à rencontrer et à dialoguer avec de nombreux penseurs et chercheurs dont les conclusions et parfois les travaux sont présentés dans son ouvrage. Ce travail de recherche multidisciplinaire et mené en coopération avec de nombreux chercheurs montre que le développement de l’altruisme est le comportement à promouvoir et à privilégier pour essayer de répondre au plus grand défi de notre époque qui consiste à concilier les impératifs de l’économie, de la recherche du bonheur et du respect de l’environnement . « Pour que les changent vraiment, il faut oser l’altruisme ». Il démontre point par point que l’altruisme n’est ni une utopie, ni un vœux pieux, mais une nécessité, voire une urgence.



Article publié

Les approches critiques du modèle de l’homo économicus qu’elles soient le fait d’économistes, de psychologues, de sociologues, de philosophes, ne sont pas nouvelles, bien que ce modèle soit celui qui continue à structurer la pensée économique dominante et à fonder de nombreuses décisions et politiques économiques. Mais la nouveauté aujourd’hui est l’éclairage apporté par des développements scientifiques récents - dans les domaines notamment des neurosciences, de la biologie, de la psychologie expérimentale - qui remettent en cause ce modèle. En effet différents résultats de recherches scientifiques tendent à montrer que notre vraie nature serait non pas la poursuite égoïste de notre seul intérêt, mais, au contraire, nous nous serions construits corporellement et mentalement - tout au long de notre longue évolution biologique - pour vivre des relations d’empathie, d’altruisme, de compassion. C’est sur la base de ces nouvelles connaissances scientifiques que notamment Matthieu Ricard, moine bouddhiste a construit son ouvrage « Plaidoyer pour l’altruisme» et que l’économiste américain Jeremy Rifkin a tenté de faire l’histoire de l’évolution de « l’homo empathicus », dans son ouvrage « Une nouvelle conscience pour un monde en crise, Vers une civilisation de l’empathie » .



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L’auteur se propose d’expliquer la crise financière et économique notamment dans la zone euro et qui a ses origines dans le krach financier de 2007 (le crédit subprime ou marché hypothécaire nord-américain des « ménages pauvres ») Le livre tente de répondre à trois questions : • Comment en sommes-nous arrivés là ? « La crise européenne n’est pas d’abord, une crise des finances publiques, mais une crise de la finance dérégulée » p.13 • Comment nous sortir de l’impasse ? Partant du constat que la contrainte énergétique compromet largement toute croissance tirée par l’augmentation de la consommation d’énergies fossiles : augmentation du déficit commercial, inflation (ce n’est plus la boucle prix-salaire mais le prix de l’énergie qui est le moteur de l’inflation) la voie de sortie est la mise en œuvre d’un programme de transition écologique. • Comment financer la transition écologique ? Une croissance verte tirée par des investissements privées est insuffisante, il faut une impulsion politique forte par-delà la logique financière de court terme.



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Objectif du livre : Montrer que les intérêts financiers ont pris le pas sur l’intérêt général et que de nouvelles mesures de régulation sont nécessaires pour remettre la finance au service de la société.

« L’ambition de ce livre (de 130 pages) est de fournir quelques clés au citoyen désirant comprendre les enjeux du débat sur la réglementation financière et d’éviter que ce dernier soit capturé par une petite minorité à l’exclusion du plus grand nombre » Contrairement aux idées reçues, le débat sur la finance, bien que parfois technique, « reste compréhensible par une personne intéressée, même si son parcours personnel ne l’a jamais exposé au monde de la finance ».

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